Régate du Trez Hir à Plougonvelin
Samedi 6 juin

Nous y voilà, la dernière régate mer de la saison pour les Teigneuses. Procédure de départ rapide pour nous : rdv 6h45, départ 7h, direction la Bretagne nord pour Maïwenn, Marion, Delphine et moi. 
Personne n’a fait de « Marguerite » (c’est-à-dire ne pas entendre son réveil), on est toutes à l’heure, et même avant Maïwenn ! 
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On roule sans encombre, Maïwenn en pilote, JJG à fond et Matmatah en arrivant à Brest près de Lambé.
 
Comme à notre habitude, on est dans les premiers clubs sur le bassin. Nous avons le droit à un accueil de luxe : les bénévoles de club de Plougonvelin détellent notre remorque et amènent notre coque sur la plage avec un tracteur. 
 
Au vue de la météo annoncée, toute la semaine, on s’est demandé si la régate allait être maintenue. Deux jours avant, l’organisation décide de faire le parcours de repli et de changer les horaires de course en les décalant l’après-midi car le vent devait baisser. Au final, les conditions météo restent compliquées et il est annoncé à la réunion des délégués que le parcours de repli de 3 km est réduit à 2 km environ (au final, on sera bien contentes de ne faire que 6 km).
 
Après avoir vidé les litres d’eau à l’intérieur de notre Teignouse qui a un petit problème d’étanchéité…on se prépare pour notre course. Marguerite ayant préféré boire du champagne à un mariage, c’est Émilie du club de Cherbourg, qui la remplace. 
Le départ de la plage est déjà technique. Il faut être réactives pour monter dans le bateau, et contourner une zone de rochers où déferlent les vagues. On sent dès l’échauffement qu’on ne va pas se marrer beaucoup pendant cette course…Le vent souffle fort, avec de grosses rafales qui déstabilisent notre bateau.
Les bouées du bateau comité sont hissées. La procédure est lancée. On s’approche de la ligne de départ…un peu trop… vraiment trop…on se retrouve collées à la bouée, mais pas du bon côté…On a du mal à manœuvrer. BIP ! Le départ est donné mais on reste sur place. On fait quoi ? On fait demi-tour pour repasser du bon côté ? Non, tant pis, on part (après les autres). On pensait être disqualifiées ou avec une pénalité mais au final non, ils ont eu pitié de nous 😅
Le premier bord est dur mais pas si mal, on sent un peu la glisse. Je vois le bateau de Brest qui n’est pas loin, je me dis que c’est jouable. A l’arrivée de la première bouée, je sens le bateau qui monte très haut sur quelques vagues. Les creux sont gros. Deuxième bord, le vent est de travers. On se prend un gros surf, la coque glisse sur le côté, on serre les fesses ou ce qu’on peut…l’eau est quand même froide pour goûter à la baignade… Le troisième bord est chaotique, on est ballottées dans tous les sens. Mains trempées, vagues qui tapent, je perds plus d’une fois mes pelles et fais du air-rowing (coup dans le vent). On n’arrive pas à rattraper Brest. On passe la ligne un peu frustrées de cette course, avec les bras tétanisés. On fini 4e sur 5 en 16min54. Même le retour à la plage est long. Maïwenn nous dit de forcer mais on n’avance pas. Je regarde les wing foils à côté de nous et je me dis que je me suis trompée de sport !
 
Cette course aura été à l’image de toute la saison, entre les régates annulées et celles houleuses. Faut voir le positif : on voulait avoir plus d’expérience de rame dans les vagues, on a été servies !
 
Heureusement, Plougonvelin fait les choses bien : une buvette avec de la bière, des galettes saucisses, des crêpes…On se noie dans le sucre et l’alcool pour compenser notre déception.
 
Merci aux supporters : papa et maman de Maïwenn 
Et merci à Émilie d’avoir complété l’équipage !

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